• Accueil
  • > Actualité
  • > Le droit commun pour tous et la politique de la ville pour les quartiers défavorisés

Le droit commun pour tous et la politique de la ville pour les quartiers défavorisés

Posté par politikment correkt le 30 octobre 2007

La politique de la ville est une politique publique contractuelle qui a été élaborée à la fin des années 70 afin de résorber les premières difficultés que les cités HLM concentraient : dégradation du bâti, paupérisation, exclusion…

Installée « intérimèrement », la politique de la ville a fait sa place dans le champ des politiques publiques même si elle n’est toujours pas reconnue de tous de part son manque d’efficacité et de transparence. Trente ans plus tard, le constat sur le terrain des professionnels et les nombreuses études démontrent un effacement profond et durable du droit commun dans certains quartiers dits »en difficulté » alors que les habitants de ces dits quartiers doivent faire face à une croissance de la pauvreté, de la violence, du délitement du lien social, du communautarisme… Tous ces facteurs composent, font la cité, voire « font la ville » aujourd’hui.

Alors, quelle est la réponse des institutions à la constitution d’ilôts de misère sociale ?

« La politique de la ville » pour les habitants des quartiers et le droit commun pour les autres.  Il y a bien deux politiques menées:

-  »la politique de la ville », c’est la politique que les institutions mènent dans les quartiers défavorisés par l’intermédiaire de services dédiés entièrement à sa mise en oeuvre et à son suivi.

- et il y a à côté « le droit commun », c’est l’ensemble des politiques publiques engagées par l’Etat et les collectivités territoriales chacun dans son champ de compétence (cf. loi de décentralisation) dans le but de garantir le droit commun à tous d’accéder à l’éducation, à la santé, au logement, au travail…

La réalité nous prouve tous les jours que le seul droit auxquels les habitants de quartiers en déclin ont c’est la liberté de pensée et d’agir en contre-pouvoir des systèmes qui les exclus, et lorsqu’ils le font (émeutes et violences urbaines d’octobre 2005), on parle de « racailles ». Je n’oserai croire qu’il existe autant de délinquants que l’on recense d’habitants dans nos cités.

Quel résultat des manifestations sociales d’octobre 2005 qui n’ont connu aucun précédent dans notre pays ?

Un zéro pointé aux administrations !

La seule réponse qui nous est apporté aujourd’hui à nous professionnels du développement social urbain et aux habitants, ce sont les « rencontres territoriales de la ville » organisées dans chaque département par l’Etat et qui se déroulent d’une demi-journée à un mois en fonction des villes. Le résultat, ce sera le « Plan Marshall pour les banlieues » en guise d’oeuf de Pâques.

 

Vive la République, Vive la France !

 

Laisser un commentaire

 

vivreavec1handicap |
ELAyam-2 |
dartagnan |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | D A T A F O R U M
| Génération Citoyenne
| machinesabois