L’avenir de la politique de la ville : la fin des cucs ?

Posté par politikment correkt le 23 septembre 2008

Cet article qui n’en est pas un, vous laisse la parole libre sur l’avenir incertain des contrats urbains de cohesion sociale dans la grande majorité des communes annoncant de fait la fin de la politique de la ville.

La réforme générale des politiques publiques (RGPP) sorti de sous-terre ou devrais-je dire plutôt d’en haut, fidèle aux cieux, nous réserve bien des surprises dans son application.

La circulaire du 7 juillet 2008 relative à l’organisation de l’administration départementale de l’Etat définit les nouvelles règles du jeu: concentration de directions et services, créations de certains, suppression d’autres. L’organisation définitive sera prête au plus tard le 1er janvier 2010. D’ici là, l’ACSE aura disparue ainsi que l’ANAEM au profit de l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration (OFII). Les directions départementales de la politique de la ville et de la cohésion sociale actuelles seront intégrées aux nouvelles directions départementales de la population et de la cohésion sociale intégrant alimentation et protection des consommateurs, politique de la ville, urgences sociales et hébergement, politiques d’insertion, sport, jeunesse et vie associative, lutte contre les discriminations, les drogues, les toxicomanies, et pour finir l’accueil des demandeurs d’asile… ouf! Une 3ème direction, la direction départementale de la cohésion sociale sera créé « dans les départements dont l’importance géographique ou les nécessités en matière de cohésion sociale ou de politique de la ville le justifieront ».

Suite à cela, le Premier Ministre, François Fillon, a envoyé une lettre à l’ensemble des préfets de région qui voient leur compétences renforcées et des préfets de départements qui vont en accuser le coup. Cette lettre datant du 30 juillet 2008 instaure la mise en place des délégués du préfet dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville. Concrètement, 215 délégués seront dévolues aux 215 quartiers ciblés dans le Plan Espoir Banlieue, ce sont les 215 quartiers concernés par l’ANRU et répertoriés de niveau 1 par la DIV; une liste complémentaire de 135 délégués est laissée à la diligence des préfets pour les autres quartiers prioritaires de niveau 1.

Dans ce contexte, quel sera l’avenir de la politique de la ville dans les autres quartiers, dans la grande majorité des communes?

Aujourd’hui, tous professionnels confondus du DSU, nous assistons au demantelement de la politique de la ville, et nous sommes dans l’attente de l’application des desiderata de restructuration de l’Etat dans l’immobilisme le plus total… il ne faudrait quand même pas se réveiller trop tard parce que le choc risque d’être rude et sans précédent pour les politiques sociales.

 

 

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