Education

« Une multiplicité de dispositifs éducatifs de qualité à coordonner »

La circulaire du 24 mai 2006 relative à l’élaboration des contrats urbains de cohésion sociale précise que ce contrat « intègrera et mettra en cohérence l’ensemble des dispositifs existant sur le territoire concerné et concourant aux objectifs prioritaires fixés, quelle que soit leur échelle d’intervention ». Cela signifie que le volet « éducation » du contrat urbain de cohésion sociale est constitué des différents dispositifs inhérents ou frontaliers à la politique de la ville : programme de réussite éducatif (PRE), contrat éducatif local (CEL), contrat local d’accompagnement à la scolarité (CLAS), école ouverte, actions de lutte contre l’illettrisme…

Néanmoins, « la mise en place systématique d’une équipe de réussite éducative par réseau ambition-réussite et, plus largement, par réseau de réussite scolaire lorsque celui-ci se trouve situé sur un territoire relevant d’un CUCS est un objectif prioritaire. »

Le Contrat Educatif Local (CEL)
Le CEL a été mis en place en 1998 pour mettre en cohérence tous les temps, scolaire, péri et extra-scolaires. Il constitue ainsi un cadre privilégié mais non-exclusif, il est le contrat fédérateur des politiques éducatives et est destiné aux élèves des écoles et collèges (6-16 ans), prévu pour une durée de 3 ans renouvelable. Il s’agit d’aborder l’éducation dans sa globalité en considérant l’éducation comme une mission partagée avec les prinicpaux acteurs : familles, Etat, milieu associatif, collectivités territoriales. 
Ce contrat vise à mettre en œuvre un projet éducatif local conçu par les différents partenaires concernés par l’éducation des enfants et des jeunes, et à rassembler tous les financements de façon cohérente : collectivités territoriales, ministères de la Jeunesse, des sports, de la vie associative, de l’Education Nationale, de la Culture, DIV, CAF, ex-FASILD (ACSE)…
Le projet éducatif local peut-être élaboré et initié par les communes ou groupements. Il peut-être cosigné par les EPLE et/ou les associations concernés. 
« Le CEL a vocation à fixer l’organisation des activités périscolaires (immédiatement avant ou après l’école) et extrascolaires (mercredi, fin de semaine et vacances) ».
Les activités du CEL sont les suivantes : sport, activités artistiques, pratiques culturelles, scientifiques et technologiques, éducation à la santé, à l’environnement, à la citoyenneté…

Le Contrat Local d’Accompagnement à la Scolarité (CLAS)
Créé en 1992 puis revisité en 1996 et en 2000, le CLAS propose un soutien péri-scolaire « aux élèves de l’enseignement des premier et second degrés, en priorité dans les ZUS et les réseaux d’éducation prioritaire (ZEP et REP) » qui ne bénéficient pas d’un environnement favorable et des ressources complémentaires en dehors du cadre de l’école.
L’attribution d’un agrément CLAS délivré par la CAF dans le cadre d’un partenariat avec l’Etat ouvre droit généralement à des financements publiques de la part de la CAF, ACSE (Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances), DDASS, et MSA.
Cet agrément doit correspondre aux objectifs fixés par la charte nationale du CLAS et doit faire l’objet d’un dossier de demande d’agrément.
Les principales activités qui ont attrait à l’accompagnement à la scolarité sont l’aide aux devoirs, les activités d’acquisitions de méthodes de travail et de développement de l’autonomie…

Le Programme de Réussite Educative (PRE)
Ce dispositif, mis en œuvre dans le cadre du Plan de cohésion sociale en 2005, et géré indépendamment du CUCS, propose un accompagnement personnalisé aux enfants et adolescents en difficulté scolaire afin d’aider la famille dans son rôle éducatif contre des facteurs liés à leur environnement social, culturel, familial, voire sanitaire qui peuvent entrainer décrochage et absentéisme scolaires, repli sur soi, problèmes comportementales…
Le PRE est un programme d’actions spécifiquement dédiées aux enfants et adolescents les plus fragilisés et à leur famille vivant dans les territoires en ZUS ou scolarisés en ZEP-REP.
« L’objectif du programme de réussite éducative est d’accompagner depuis l’école maternelle et jusqu’au terme de la scolarité obligatoire, les enfants et les adolescents qui présentent des signes de fragilité ».
Il s’agit de construire avec le jeune et sa famille un parcours de réussite avec l’appui d’une équipe pluridisciplinaire composée de professionnels de différentes spécialités et d’associations au service d’une approche individuelle qui prend la forme d’une individualisation des parcours et d’un soutien personnalisé.

L’Ecole ouverte
Lancée en 1991, cette opération ministérielle consiste à ouvrir les portes des collèges et lycées pendant les vacances scolaires ainsi que les mercredis et samedi durant l’année scolaire, pour accueillir les enfants et adolescents qui ne partent pas ou peu en vacances.

La Veille éducative
C’est une démarche de prévention qui prend la forme de cellules de veille qui, à l’initiative des maires, ont pour mission d’organiser la continuité éducative. Ces cellules qui coordonnent les intervenants éducatifs et sociaux, professionnels de l’insertion et de la santé dans les sites prioritaires de la politique de la ville, repèrent les jeunes en rupture ou en voie de rupture scolaire et leur proposent une solution éducative et d’insertion.

Un exemple de projet éducatif : l’opération « Coup de Pouce CLE » (Clubs de Lecture et d’Ecriture)
Ce dispositif permet d’accompagner les enfants en « fragilité de lecture » et leurs parents afin de favoriser la prévention de l’illettrisme par l’apprentissage de la lecture.
L’opération « Coup de Pouce CLE » consiste donc en la sélection d’enfants en fragilité scolaire pour un accompagnement périscolaire dans le cadre de Clubs de Lecture et d’Ecriture. Un club est composé de 5 enfants de CP et d’un animateur, et les cours sont dispensés au sein de l’enceinte scolaire.
Ce dispositif, piloté par les municipalités, apporte un accompagnement individualisé aux enfants et un soutien aux parents : après le temps scolaire, les enfants de CP assistent aux clubs 4 fois par semaine de 16h30 à 18h, et découvrent avec leur animateur le plaisir de lire et les parents participent et aident leurs enfants. Les parents s’engagent notamment à assister au moins à une séance de club par trimestre, et à venir chercher leur enfant à 18h (à la fin de la séance). Cette action repose ainsi sur l’engagement des enfants et de leurs parents par le biais d’un contrat.
Opération d’envergure nationale avec un taux de réussite avoisinant les 80%, l’opération « coup de pouce » est un outil de lutte contre l’illettrisme comptant près de 1300 clubs en France, ciblant 6500 enfants dans 172 villes.
Cette opération est soutenue par l’association APFEE (Association Pour Favoriser une Ecole Efficace) qui assure gratuitement la formation pédagogique des animateurs, du coordonnateur-enseignant et du pilote. En effet, l’association est financée dans le cadre du droit commun des dispositifs de l’accompagnement à la scolarité et de lutte contre l’illettrisme par l’ex-FASILD (Agence de Cohésion Sociale et pour l’Egalité des Chances), la DIV (Délégation interministérielle à la Ville), par du mécénat d’entreprise (Fondation de France) et est soutenue également par le Ministère de l’Education Nationale.

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