Santé

« Les ateliers santé-ville au carrefour des politiques de santé publique dans les quartiers en difficulté »

Le Comité Interministériel des Villes du 14 décembre 1999 a précisé les orientations de la politique de la ville en matière de santé avec la mise en place, au sein des Contrats de Ville, d’ateliers « Santé-Ville ». Les Programmes Régionaux d’Accès à la Prévention et aux Soins (PRAPS), institués par l’article 71 de la loi n°98-657 du 29 juillet 1998 d’orientation relative à la lutte contre les exclusions fixent un cadre d’action et contribuent à leur mise en œuvre. Les ateliers « santé ville » s’appliquent à des territoires infra-communaux (les quartiers), communaux ou intercommunaux suivant l’échelle pertinente définie par le diagnostic territorial.

L’objectif des ateliers « Santé-ville » est de permettre une articulation dynamique entre la politique de la Ville et les politiques de santé et de contribuer ainsi à réduire les inégalités territoriales dans ce domaine. Il s’agit aussi et surtout d’identifier les problèmes et, en concertation avec les habitants, de définir des priorités et d’envisager des programmes d’intervention.
Ils servent notamment à améliorer l’accessibilité aux soins et à la prévention des personnes en situation précaire.
L’atelier « Santé-ville » est aussi l’occasion pour les maires et les élus de se saisir d’un outil pouvant donner la dimension potentielle de l’état de santé de leurs habitants et d’en prendre soin.

Concernant les acteurs, ceux qui doivent être impliqués sont particulièrement les médecins de ville, les établissements de santé publics et privés, les structures de santé mentale, les CHRS, les centres de santé, les centres sociaux, les services de santé scolaire, les services sociaux d’accueil aux étrangers, les missions locales.

Le lancement des ateliers « Santé-ville » demande en premier lieu un rapprochement des Agences régionale de santé (ARS, anciennement DDASS) avec les sous-préfets chargés de la politique de la Ville. Ce sont les ARS, en effet, qui vont faire en sorte de mobiliser les principales institutions concernées (Caisse d’assurance maladie, Education nationale, CRAM, Conseil des ordres des professionnels de santé, CAF, etc.)
Toutefois, la mise en place d’un atelier « Santé-ville » ne peut se faire sans la volonté politique forte des élus locaux, et particulièrement de ceux ayant une délégation sur les thèmes de la santé. C’est pourquoi, même dans le cadre contractuel, les villes doivent se porter candidates.
Le projet ASV implique, entre autres, de préciser les besoins en matière de santé, de faire un état des lieux, de définir les enjeux, de nommer un animateur qui va fédérer les promoteurs de projets, de prévoir des modalités pour associer la population, d’articuler l’atelier avec les autres thèmes du Contrat de ville et l’ensemble de la politique municipale de lutte contre l’exclusion, d’envisager un suivi et une évaluation.

L’atelier « santé ville » n’est pas une structure de plus mais le lieu de la coordination des acteurs en vue de l’élaboration d’un diagnostic partagé des problèmes à traiter, de l’adoption et de la mise en œuvre d’un programme d’actions concertées, de leur réalisation et d’une évaluation régulière des résultats obtenus. Il faut s’appuyer sur les structures déjà existantes qui participent aux actions de lutte contre les exclusions.
Un coordonnateur peut être recruté pour animer la démarche, dans ce cas il doit être intégré au pilotage du Contrat de ville et dans le groupe de pilotage départemental du PRAPS (programme régional de santé) animé par les ARS. Sa mission porte sur l’animation, l’aide à la concertation, le soutien méthodologique par la création d’outils adaptés aux projets locaux de santé. Les techniques de travail communautaire ou en réseau sont particulièrement recommandées. Celui-ci doit être, en vu de ces nombreuses missions, un professionnel de la santé.

Les ateliers « santé ville » bénéficient d’un soutien financier de la part du ministère délégué à la Ville et du secrétariat d’Etat à la santé et à l’action sociale, des ARS dans le cadre des Contrats de ville.

Les ateliers « santé ville » retenus font l’objet d’un rapport annuel de suivi auprès du Comité régional des politiques de santé (en application de l’article 71 de la loi 98-657 du 29 juillet 1998 d’orientation relative à la lutte contre les exclusions) et des instances de pilotage du CUCS.

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